Blog des Républicains à Cergy
Au lendemain de la crise politique qui a ébranlé notre Mouvement à l’automne dernier, il est apparu plus que nécessaire de réformer, et rapidement, les statuts qui régissent l'organisation de l'UMP afin de la rendre plus claire, plus solide et plus transparente.
Un groupe de travail, dite Commission des Statuts, réunissant toutes les sensibilités de l’UMP et co-présidé par Jean-François Copé et François Fillon y a donc travaillé pendant trois mois. J'ai eu l'honneur, avec Hugues Portelli, d'en faire partie.
Dans la deuxième quinzaine du mois de juin, vous serez appelés à vous prononcer par un vote sur ces nouveaux textes. Pour éclairer votre choix, je pense utile de vous transmettre une synthèse de ces propositions.
1. LES PRINCIPALES PROPOSITIONS DE REFORME INTERNE
Création d’une initiative militante sur des questions d’intérêt national en vue d’un débat en Conseil National. Pour être recevable cette initiative doit être sollicitée pas au moins un quart des membres du Conseil national, après avis de la Commission permanente consultative des statuts.
Représentation et organisation des mouvements (Droite forte, Droite Populaire, Droite sociale, France Moderne et Humaniste, les Gaullistes) au sein du Bureau Politique.
Le candidat UMP à l’élection présidentielle sera soit le Président de la république sortant s’il est UMP, soit le candidat vainqueur de la primaire ouverte.
L’élection du Président de l’UMP et l’organisation de la primaire seront toutes entières organisées et contrôlées par une nouvelle instance : la Haute Autorité de l’Union, indépendante de la direction de l’UMP.
Elle sera composée de 9 membres, 5 issus de l’UMP, 4 extérieurs à l’UMP, choisis pour leurs compétences juridiques parmi des personnalités offrant toutes garanties d’indépendance.
Le Président de l’UMP est élu pour 5 ans.
Les Présidents départementaux, les comités départementaux, les comités de circonscription et les délégués de circonscription sont élus pour 2 ans et demi.
2. L’ELECTION DU PRESIDENT DE L’UMP
Si le Président de la République est issu de l’UMP, il en est de fait le Président et l’UMP est dirigée par un Secrétaire générale élu par le Conseil national.
Si le Président de la République n’est pas issu de nos rangs, l’UMP élit un Président pour cinq ans, incarnant pour la durée du quinquennat la direction du principal parti d’opposition.
Les différentes étapes de la procédure conduisant à l’élection du Président de l’UMP ont été repensées :
3. UNE PRIMAIRE OUVERTE POUR DESIGNER LE CANDIDAT A LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
Si le Président de la République sortant n'est pas UMP, les Statuts de l’UMP prévoient que le candidat à la présidence de la République que l’UMP soutiendra soit désigné à l’occasion d’une primaire ouverte à l’ensemble des citoyens qui acceptent d'adhérer à la Charte des Valeurs de l'UMP et à laquelle des partis politiques autres que l’UMP peuvent demander à prendre part.
Les candidatures sont soumises à 2 conditions cumulatives:
- Recueillir 5% des membres d’un des collèges suivants
- Réunir en plus le soutien de dix membres dans les 3 autres collèges.
Dans l’hypothèse où un membre de la direction de l’UMP souhaite présenter sa candidature, il est tenu de démissionner de ses fonctions dès réception de sa déclaration d’intention par la Haute Autorité.
Voici donc mis en lumière les grandes lignes des nouveaux statuts de l'UMP qui permettront à notre famille d'atteindre avec succès les objectifs à la fois de modernité, d'efficacité et de démocratie, caractéristiques de tout grand parti de Gouvernement.
C’est surtout la garantie que le Président de l’UMP et notre candidat à l’élection présidentielle bénéficient d’une légitimité forte et incontestable derrière laquelle notre famille politique toute entière se réunira pour porter son candidat à la victoire.
Axel PONIATOWSKI
Président de la Fédération
Député