Blog des Républicains à Cergy
Les chiffres du Val-d’Oise font grise mine. Le bilan économique du département qui vient d’être rendu public sous la forme d’un épais document de plus de 250 pages de données collectées par le Comité d’expansion économique du Val-d’Oise (Ceevo) révèle des situations préoccupantes en pleine période de crise.
François Scellier, président UMP de cette antenne d’aide aux entreprises du conseil général, a notamment tiré le signal
d’alarme à propos des zones d’activités. Alors que la Seine-et-Marne en compte plus de 1600 ha disponibles, il en restait 240 dans le Val-d’Oise l’an passé et seulement 199 ha cette année. Un
choix insuffisant pour les entreprises qui envisagent de s’y installer.
Des bureaux disponibles qui se dégradent
Ainsi, « une société du tertiaire cherchant actuellement 10 ha de terrain dans les secteurs de Roissy ou de Cergy peine à
trouver son bonheur », regrette Arnaud Bazin, le président divers droite du conseil général. La société risque donc de finir par implanter ailleurs son unité de recherche et développement de
40000 m2 de bâtiments et de plusieurs centaines d’ingénieurs. « Face aux difficultés que peuvent opposer des associations écologiques et leurs bons relais politiques, la création de zones
d’activités doit devenir une cause départementale », estime-t-il.
A l’inverse, l’offre de bureaux est supérieure à la demande même si Bezons a su tirer son épingle du jeu avec ses immeubles
de verre flambant neufs sur les quais de Seine. Thierry Sibieude (PR), élu de Cergy-Nord et tenace opposant au maire socialiste de Cergy, Dominique Lefebvre, n’a pas manqué de pointer la
situation de l’agglomération, où les locaux proposés seraient dépassés. « Depuis 1992, il ne s’est pas construit de nouveaux bâtiments de bureaux de plus de 5000 m2, rappelle-t-il. Et le tarif de
location des 80000 m2 actuellement disponibles à Cergy est en baisse. Il est passé de 140 €/m2 en 2011, à 136 € cette année! » Il a également insisté sur la baisse des recettes fiscales des
entreprises cette année à Cergy, Eragny et Vauréal. Enfin, l’élu d’opposition de la ville de Cergy a annoncé un taux de chômage des jeunes à la hausse qui atteint 19%. Une « lecture politique »
dénoncée par Antoine Bonneval, l’élu socialiste du canton de (Cergy-Sud), qui voit dans l’énumération de ces mauvais chiffres autant d’attaques contre le maire socialiste de Cergy.
Le constat ne serait pas vraiment rassurant sur le marché de l’immobilier de logement. François Scellier souligne ainsi
qu’après « deux ans de hausse, on enregistre une baisse du prix des logements au quatrième trimestre 2011 ».
Le Parisien 29 mai 2012