«C’est encore une marque de l’hésitation et l’improvisation du gouvernement. Le projet de loi est bien resté à l’état de projet. Nous avons eu la confirmation du calendrier des prochaines élections il y a seulement quelques semaines», regrette Arnaud Bazin, président (Dvd) du Conseil général. Pour autant, la majorité départementale est bien en ordre de bataille. «Nous discutons pour choisir les meilleurs candidats sur chaque nouveau canton», confirme Gérard Seimbille, conseiller général (Ump) de Pontoise.
Ainsi, les candidats estampillés Uvo (Ump, divers droite, centre, non-inscrits) devraient être connus vers la fin novembre. Du côté de la gauche, et notamment du Ps, il va falloir serrer les coudes pour reprendre un département qu’elle avait perdu en 2011. D’autant que les dernières élections (municipales, européennes et sénatoriales) sont ultra défavorables à la gauche. Les premiers candidats seront connus mi-octobre. Le groupe Val-d’Oise utile et solidaire, emmené par Didier Arnal (Ps), pourra-t-il renverser la vapeur ? Réponse dans six mois.
Les principaux changements
Les élections départementales (anciennement cantonales) de 2015 sont les premières élections permettant d’élire les conseillers départementaux de l’ensemble des conseils généraux. Elles remplacent les élections cantonales initialement prévues en 2014 et 2017. Le Val-d’Oise ne comporte plus 39 cantons mais 21. Pour autant, ce sont bien 42 conseillers départementaux qui seront élus. En effet, dans chaque canton, un binôme (un homme et une femme) sera en lice. Ce sont donc 42 (au lieu de 39) élus qui siègeront à partir d’avril prochain au Conseil général du Val-d’Oise.